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Recensement agricole 2020 Dordogne

Recensement agricole Dordogne 2020

Le recensement agricole 2020 dresse un état décennal indispensable pour suivre les transformations des pratiques, des structures et des surfaces en France, et il est particulièrement utile pour analyser les dynamiques locales en Dordogne. Les chiffres offrent une photographie fine des exploitations, de la SAU (Surface Agricole Utile), de la structuration des productions et des évolutions démographiques des actifs agricoles ; ils servent de base aux politiques territoriales et aux acteurs locaux.

Contexte départemental

La Dordogne suit les grandes tendances nationales observées par le recensement : diminution du nombre d’exploitations et augmentation de la surface moyenne par exploitation, avec des logiques de consolidation qui transforment le paysage agricole local. Selon les synthèses régionales, le département voit une diversité de productions (viticulture, prairies et élevage, grandes cultures localisées) et des contrastes territoriaux marqués entre zones viticoles du Bergeracois et secteurs davantage consacrés à l’élevage et aux prairies.

Orientations et chiffres clés pour la Dordogne

Le département a vu baisser le nombre d’exploitations entre 2010 et 2020, tendance compensée par une SAU moyenne qui augmente et des exploitations qui se spécialisent ou se diversifient selon les terroirs. Ces mouvements influent sur l’emploi agricole, l’organisation des filières et la gestion foncière locale, thèmes suivis par les services départementaux et régionaux.

Saint‑Michel‑de‑Montaigne, le profil agricole

Saint‑Michel‑de‑Montaigne est une petite commune du Périgord central où l’agriculture occupe une place importante dans l’occupation des sols et l’économie locale. Le recensement 2020 y recense 10 exploitations actives pour une SAU de 270 ha, chiffres qui retracent une agriculture à la fois viticole et prairiale. Les données cadastrales et d’entreprise recensent par ailleurs 29 établissements reliés à l’agriculture (viticulture majoritaire, élevage et activités connexes), ce qui montre la coexistence d’exploitations familiales et d’opérateurs non agricoles enregistrés au titre d’activités rurales.

Production et pratiques

La structure culturale de la commune associe surfaces de vignes (importance des appellations locales) et prairies permanentes, renforçant la mixité cultures‑élevage au niveau communal. En 2023–2024, les données RPG confirment la présence d’environ 109–117 ha de vignes et ~116 ha de prairies permanentes selon les campagnes, reflétant l’importance du vignoble dans la commune.

Agriculture biologique et signes de qualité

Saint‑Michel‑de‑Montaigne compte 8 opérateurs certifiés en agriculture biologique, pour une surface certifiée d’environ 78.8 ha, signe d’un ancrage notable du bio au niveau local. Le territoire est aussi concerné par plusieurs appellations AOC/IGP régionales (Bergerac, Côtes de Bergerac, Montravel, etc.), mais la part exacte de la production communale sous signe de qualité doit être extraite des tables Agreste pour un chiffre précis.

Impacts locaux et enjeux

Pour les élus et les acteurs locaux, ces indicateurs servent à penser l’aménagement, la valorisation des filières (vin, élevage, produits locaux) et les politiques d’installation/transmission. La consolidation des exploitations peut réduire la pluralité des petites structures familiales, mais elle ouvre aussi des possibilités d’investissement et de structuration des filières locales.